J’ai râté ma vie.

mai 15th, 2013

Je vous ai raconté pourquoi j’avais du annuler ma dernière commande Amazon ?

Ha ouais.

J’étais tranquillement entrain d’écouter Giorgio by moroder en descendant un paquet de Vogue au volant de ma Porsche 911 entre Catane et Rimini sous un crépuscule baigné de roses d’oranges et de violets, quand soudain un éclair fugace : « Vite, le vinyle avant qu’il n’y en ait plus nulle part » — cinq minutes plus tard c’est fait, et puis, pas peu fière d’acheter de la musique en plastique d’aussi bonne facture, je tweete ma dernière acquisition.

Passent quelques minutes.
Text.

« Je l’avais préco pour te faire une suprise :] »

Awwwww.

Si peu d’amour.

Une roquette. #amitié

mai 15th, 2013

Jean-Patrick Von P.
JE SAIS AFFICHER UNE ROQUETTE !

Sabrina M.
une salade ?
une roquette de quake 3 arena ?

Jean-Patrick Von P.
half life 1

Sabrina M.
HAAAAN
montre moi tout de suite ce que tu fais

Jean-Patrick Von P.
je code en opengl dans les creux du boulot

Sabrina M.
vazy fais voir
je suis entrain de faire du python

Jean-Patrick Von P.
non mais c’est juste une roquette

Sabrina M.
MAIS UNE SALADE ?

pardon, je ne peux pas m’empêcher de faire de l’humour de répétition de ce coté ci de la manche

Jean-Patrick Von P.
pas de soucis
je te fais une salade
et je te l’envoie

http://fr.123rf.com/photo_13739699_rendu-3d-de-salade-de-legumes.html

Sabrina M.
hahaha

Jean-Patrick Von P.
tu veux laquelle ?

Sabrina M.
UNE ROQUETTE !

Jean-Patrick Von P.
hu hu hu
faut que je trouve un modèle 3D de roquette alors
je vais pas me la taper à la main
quoi que …

Sabrina M.
UN PETIT POIS ! !!!
tu peux mettre des petites tomates dans Half-Life ?

What happens during a Mac.

avril 3rd, 2013

Hier, j’ai commandé un nouvel ordinateur.

Un MacBookpro Retina-sa-mère, parce que l’ordinateur, tout comme la literie, c’est trop important (c’est pour ça que je me suis trompée une première fois et que j’ai dû annuler ma commande pour tout recommencer.)

Le clavier de mon futur mac est français, toujours. C’était un choix difficile, mais je pense que je tiendrai la keyboard schizophrenia quelques temps. Dans le cas contraire, je serai amenée à demander à mon employeur un clavier français, comparatif de vitesses de frappe et couteau de boucher en céramique à l’appui.

En commandant ma nouvelle machine sur le site d’Apple, j’ai pensé à tout ce qui s’était passé pendant mon mac. Mon premier mac, que j’ai acheté il y a 3.x ans, en décembre 2009.

Juste hystérique, comme cadence. On dirait un jeu Platinium Games.

Bilan chiffré :

— Un diplôme
— Deux PS3
— Cinq appartements
— Trois villes
— Deux pays
— Deux stages, trois boulots (c’est pas de ma faute si le marché sur lequel je travaille est riche et porteur, mais plutôt versatile – quand ce n’est pas moi qui le suis.)
— Un neveu et demi
— [ERROR : NO DATA AVAILABLE] boyfriends.

Et tout ça pendant un seul ordinateur ?
Mais putain, j’en reviens pas.

Ce que je souhaite à cette machine : que rien ne bouge autour d’elle, ou presque. À l’exception de la literie.
Et maintenant, un peu de repos.

From Paris to Edinburgh (en bagnole, wesh.)

février 22nd, 2013

En riant à ça tout à l’heure, je me suis dit que quand même, j’avais pas écrit grand chose ici depuis un bail, pour changer, et que c’était l’occase d’immortaliser mon périple du mois dernier une fois pour toutes.

Rappel : Je suis partie de Paris et j’ai ralié la capitale de l’Écosse en voiture, toute seule avec mon GPS chinois, comme je l’aurais fait pendant l’Occupation. Ouais, chaque fois que je me souviens avoir fait ça, je me trouve pretty badass pendant une minute ou deux.

Mais avant toute chose, voici un abassourdissant extrait de l’email que j’ai reçu ce matin de la part de ma conseillère à la banque :

[...]
L’adresse est bien la bonne je vous est renvoyer les documents tout juste mardi, il y a des délais postaux. D e plus sa na pas d’impact sur la modification, vous pouvez dès maintenant faire la demande de virement international et renseigner le nouveau RIB à créditer, un code vous sera envoyer par courrier avant d’enregistrer définitivement ce RIB, il faudra faire de même pour les autres fois, le code vous sera envoyer par texto. Si votre demande est vraiment urgente envoyer moi les coordonnées bancaire et le montant à viré, je le ferai exceptionnellement ce jour.
Cordialement
[...]

Chanmé non ?

Apparemment, ma banque a monté un partenariat avec Skyrock pour faciliter l’embauche des jeunes en échec scolaire. Réaction de ma mère au forward de cette immondice :

quelle horreur !!!!!

Voilà.
Ouais, il y a cinq points d’exclamation (ma mère ne met jamais de points d’exclamation.)

Passé cette interlude comique (je me sentais obligée de partager avec vous), revenons-en à mon voyage.

Voici comment ça s’est exactement déroulé, dans les moindre détails (ou presque.)

J’espère que vous n’êtes pas allergique aux photos de merde, parce qu’il y en a une bonne grosse trentaine qui vous attendent là-dessous.

C’est le départ.
Je suis partie mercredi 9 janvier 2013, à 14h, du 17ème arrondissement de Paris.

Une plombe et des bananes d’embouteillages sur le périf, sous une pluie assez dégueulasse de type « bruine hydrocarburée spécial dépression nerveuse » – de quoi se motiver pour filer comme le vent vers le nord de l’Europe.

Un péage sympa, après Paris. Jaune, rose, etc. Probablement conçu pour passer de bons samedis soirs en province.

S’éloigner de Paris. La tension retombe un peu avec la distance qui s’étire entre la ville et moi. La sensation est un peu la même que lorsqu’on s’arrache à la gravité en décollant pour l’Espace (quoi ? je l’ai fait pas mal de fois dans ma tête, tout comme vous.)

Regarder la carte à l’envers avec une perspective 3d donne l’impression de progresser dans un jeu vidéo : la carte ne ressemble pas à celle que l’on a l’habitude de voir, et il est intéressant de se regarder approcher de sa destination depuis la Royaume-Uni.

Je passe à proximité de villes sexy du nord de la France, comme par exemple ici Villeneuve d’Ascq, dans laquelle je ne me suis pas arrêtée (non, pas même pour pisser.)

Un autre point carte. J’aimais bien faire des points carte.

D’excellentes stations radio sur le chemin, dans des langues tellement éloignées de la mienne que je ne saurais dire dans quel pays je me trouvais.

Une autoroute la nuit, quelque part en Belgique. Je ne me suis pas arrêtée en Belgique, si ce n’est pour faire le plein. J’ai fait pas mal de stations service avant de me rendre compte que leurs pompes GPL n’étaient pas adaptée à ma voiture, mais ça m’a permis de pas mal rigoler en discutant avec les employés (les belges : toujours une valeur sûre d’accent comique.)

Une grosse quatre voies en Hollande.
Super agréable pour conduire, mais je commençais sérieusement à en avoir plein le cul.

Enfin à Amsterdam. Je le sais uniquement grâce aux noms de rues rigolos.

Le lit de deux mètres par deux dans ma chambre au Citizen M. Ce lit était assez agréable, mais bon, avec le calme et la sérénité que m’offrait ce voyage, j’en ai profité autant que si j’avais du dormir dans une piscine de balles ou un trampoline.

Le soft de la télécommande qui permet de changer l’ambiance de la chambre. On peut faire pipi dans une ambiance rose, puis remettre une ambiance multicolore pour dormir en cas de crise d’angoisse mineure.

Avec l’ambiance verte, ça donnait à peu près ça. J’ai passé une bonne dizaine de minutes à essayer toutes les ambiances. Probablement des hallucinogènes dans ma salade de quinoa. Ensuite, je me suis concentrée sur la seule vraie quête qui m’importait : trouver comment éteindre tout ce merdier une bonne fois pour toutes.

La mascotte du Citizen M : une peluche faite de patchwork de feutrines et de tissus Jacquard (assez jolie, bien que pourvue de cinq ou six bites lui servant de bras, jambes et oreilles, donc pas spécialement destinée aux enfants.) C’est avec elle que j’ai partagé mon lit cette nuit là, avant de me réveiller plutôt grognon, et de faire tomber mon MacBook Pro sur mon gros orteil. Le choc a été d’une violence inouie. J’ai eu tellement mal que j’ai du appeller quelqu’un pour me faire un bandage. Il y avait du sang partout dans la chambre, je pouvais à peine marcher, supporter une chaussette et une converse sur le pansement. J’avais une dizaine de sacs à me trimballer, avant de reprendre la route. Heureusement, une fille sympa m’a aidée.
C’était un excellent réveil, et un très bon exercice de philosophie.

Finalement, me dirigerais vers le port d’Amsterdam.
Jamais mon GPS chinois ne m’aura été plus utile que pendant cette étape : sans lui, je n’aurais jamais trouvé le bon quai.

Le bon quai, c’est celui où m’attendait le Princess Seaways, magnifique navire mi-ferry mi-paquebot-romantique-lol, qui devait m’emmener en perfide Albion. Il est assez moche, hein ? Heureusement, quand on est dessus, ça ne se voit plus.

À peine embarquée, je demande à la première hôtesse avec un air avenant s’il y a une connexion Internet quelque part : on me gratifie d’un « oui ! » providentiel et libérateur, je manque alors de verser une larme de soulagement. Il faut dire, je m’étais amèrement préparée à l’idée d’être déconnectée du monde vivant pendant quinze heures et en pleine mer. Mais trève de rigolade, je n’ai même pas le temps de boire une bière en lisant reddit : je dois refaire mon pansement, parce que mon pied pisse toujours le sang.

Pendant que le bâteau quittait le port, j’ai compté les canaux de sauvetage sur le pont, comme Grosse Winslet dans Titanic. Il n’y en avait pas beaucoup, ce qui renforçait le caractère épique de cette traversée. Vu la luminosité, je crois que cette photo a été prise vers 17h30, j’avais donc environ deux heures d’autonomie devant moi avant d’aller m’écraser dans mon lit. J’en profitais pour boire un verre et me détendre un peu.

Sur le bâteau, l’un de mes endroits préférés était la douche avec toilettes intégrées.
Le rêve de toute fille. Je n’ai pas trop réfléchis aux possibilités, mais sachez que la cabine que j’avais réservée pouvait accueillir jusqu’à quatre passagers.

Avant d’aller me coucher, j’ai fait un peu de shopping. Il y avait des vouchers pour des activités sympas à faire à Amsterdam.

On pouvait aussi acheter des produits marketés de manière étrange, par exemple, ici, avec de lugubres petits bâteaux.

En français aussi.

Aller, un petit point Google Maps depuis le bâteau. Il faut savoir que cette saloperie ne fonctionne pas en pleine mer, seulement à proximité des côtes.

Et un petit tour à la discothèque. Pas mal d’efforts sur la déco quand même, pour une disco-mobile qui traverse la Mer du Nord.

J’avais choisi le bouquin susceptible de m’endormir le plus vite possible, ça n’a pas fait un pli, je m’endors en cinq minutes. La nuit est pourtant agitée : ma cabine étant sous le niveau de l’eau, je peux entendre de lourdes vagues noires rouler contre la coque. Je fais des rêves étranges. Souvent je me réveille en ayant l’impression que mon lit penche à 45° – et c’est en fait plus ou moins le cas. Ce n’est pas très confortable. Je repense à Grosse Winslet. Je m’identifie un peu, sauf que je suis en troisième classe. Pas terrible.

Au réveil, je suis affamée. Le bar ou j’avais pu déguster un sandwich au « poulet » à 8£ seulement la veille sert des chocolate-croissants. J’en commande deux, comme Grosse Winslet, et tout en goûtant l’audace de la gastronomie britannique, je me demande si je n’ai pas fait une énorme connerie en prenant ce bâteau.

Heureusement, cela ne dure pas. La météo accueillante et chaleureuse des côtes du nord de l’Angleterre m’ont tout de suite mis du baume au cœur.

Enfin, je peux regagner ma voiture, mettre une radio entrainante, et descendre de ce putain de rafiot pour regagner la terre ferme.

Le meilleur moment du voyage, c’est quand j’ai rêglé mon GPS sur ma destination finale.
Je n’ai pas de blague à faire ici : l’émotion était très forte et j’étais ravie.

À Newcastle Upon Tyne, il y avait quand même un peu de bordel pour passer la douane, mais on ne m’a posé aucune question.

Après avoir passé deux heures sur la route, vu des vâches avec des petits manteaux, et bu un café au MacDo de Berwick-Upon-Tweed #BRAAAINS, je passe la frontière écossaise, triomphante, et trente minutes plus tard, j’arrive à Edinburgh, le vendredi 11 janvier 2013, à 12h30.

Eight days a week / Is not enough to show I care

janvier 28th, 2013

J’aime tellement mon nouveau pays que j’ai décidé d’en lister les attraits, à bonne fréquence, soit tous les trimestres, ou tous les mois (nous verrons ça.)

Liste de trucs cools en Écosse #1 [janvier 2013]

- Les shortbreads
- Les mecs en kilt pour de vrai
- Maman qui se remet à l’anglais
- Les hipsters à cupcake, les hipsters à gâteaux, les hipsters à cafés, les hipsters à vélos
- Les magasins de bières inépuisables
- Tesco express, Tesco metro
- « Portland, Midlothian »
- Les rouflaquettes de Robert Burns
- Rockstar North
- La neige tantôt lourde et molle, tantôt fluffy et jolie
- Ness, Lush, et Urban Outfitters
- Des poneys Shetland en pull, lol
- Le newsroom, et le serveur qui me donne toujours une pièce en chocolat avec la monnaie de mon café
- Pouvoir se garer partout sans jamais chercher de place
- L’Escargot Bleu
- L’Outsider
- Artisan Roast
- En fait, presque n’importe quel pub
- Et presque n’importe quel café
- The Meadows, les tennis enneigés
- Le granit rose
- Le silence
- La mer
- Les couleurs, et la lumière
- Summerhall
- Et le hacklab
- Le château, la nuit
- La tranquilité
- Avoir envie de tout explorer
- Le haggis (parce que je me suis démerdée pour ne toujours pas en avoir bouffé.)
- Le cocktail tasting menu du Balmoral (mention spéciale pour le « Birthday Cake »)
- La boutique Superdry
- Descendre North Bridge au crépuscule, à quinze heures
- East Coast Organics
- Les filles dans la rue, en soirée, déceinturées, déchaussées, déculottées, plutôt dévergondées – et que personne ne vient emmerder
- Le calme de partout
- La bonne humeur souvent
- Les bonnes manières tout le temps
- Skyscanner
- La beauté de l’hiver
- La perspective de l’été
- gbk.co.uk, yum
- Les gens qui s’excusent
- Les boutiques de patisserie magique
- Les sorcières qui regardent les voitures passer sur la route
- Les golfs publics dans les parcs
- La piscine du club de gym (le sauna quand il neige dehors.)
- Le cinéma avec de vrais fauteuils
- The Scotch Malt Whisky Society
- Les cheminées allumées dans les appartements
- « hayaih ! » / « hallow ! »
- Conduire à gauche
- Ne plus prendre le métro
- Ne rien regretter de Paris
- Faire venir ses amis
- Et puis, évidemment, ça aussi.